About/Textes

Vit et travaille à Saint Léonard de Noblat

Associations
LAC&S – Lavitrine
Factory 87

Textes

Je n’ai jamais su si elle était accompagnée par une personne réelle ou imaginaire, Clare Mary Puyfoulhoux, 2025.

C’est une femme et qui voit. Trace. La femme note : un banc public. Une embrouille dans le village. La palombière, on y tire le pigeon. Une autre femme prend en auto-stop quelqu’un qui travaille la terre. La femme danse dans sa tête. Au sol, tandis qu’elle marche, arpente l’espace qu’elle est invitée à rencontrer, des lignes se mêlent. On les nomme désir, elles sont laissées par les pas de ceux qui ont, par commodité, décidé d’aller au point suivant de leur trajet sans passer par le bitume, médiane de singularités irrémédiables : le cadastre se révèle compromis. Il en va souvent ainsi dans le travail de Lidia Lelong. A force de voir, celle qui agit, artiste, en elle, révèle. Je regarde ce qui est autre et que je vois, sans comprendre, mais que j’entends, qui m’accueille, me crée un champ, à être ainsi, encore et toujours différent. Lire la suite

Texte commandé par DDA-Nouvelle-Aquitaine

Choses-trappes, Fred Guzda, 2024

On attend en général du texte qui accompagne une exposition qu’il présente les œuvres qui la composent. Qu’il donne quelques directions théoriques ou pratiques qui permettent d’en saisir l’origine ou l’horizon. Qu’il situe l’ensemble dans un contexte (formel, culturel, historique, par exemple) qui en éclaire les motifs. Qu’il suggère un ou plusieurs cadres thématiques qui en assurent la cohérence. Qu’il propose, éventuellement, quelques références instructives. Et surtout qu’il n’oublie pas, en quelques traits essentiels, de figurer un portrait de l’artiste concerné, de son histoire personnelle, de sa démarche, de ses préoccupations, des problé-matiques qu’il met en jeu et des choix artistiques
qui y répondent. Lire la suite

Embrasser la dérive, Gunther Ludwig, 2024

Embrasser la dérive, c’est une méthode adoptée par l’artiste dans la manière d’entamer le travail. C’est aussi, dans le contexte de cette résidence, la forte influence de ce procédé sur sa production plastique. Comme souvent, Lidia Lelong engage sa présence dans un territoire par la pratique de la marche. Sans carte, au hasard, elle parcourt la réalité topographique, spatiale, croise des signes et des habitudes. Cette logique laisse sa place au possible, à l’entrevue inopinée, permet de se « repérer » par l’expérience directe, sans filtres mais aussi sans filets. La tentative d’orientation s’arrête lorsqu’ayant sillonné la ville, elle ne s’y perd plus. Cette mise en situation par le corps, les sens, suivie de rencontres, informera – au sens étymologique – largement le travail plastique ultérieur.Lire la suite

Texte commandé par le Centre d’art Madeleine Lambert, Vénissieux.

Que la fête continue … Karen Tanguy, 2021

Les œuvres de Lidia Lelong éclosent selon un processus analogue. Au gré de ses déplacements, l’artiste observe des formes et des couleurs dans le paysage ou l’architecture, qu’elle garde en mémoire. Elle les interprète ensuite selon les souvenirs qu’elle en conserve, inéluctablement parcellaires, altérés mais aussi colorés par les atmosphères de ces moments révolus. Les couleurs, les dimensions et les fonctions sont donc libérées des formes initiales pour devenir autres… Lire la suite

Texte commandé par la Biennale de Saint-Flour.

Vidéos
In fine – Irresistible Fraternité – 2017
I
nterview Factory 87 – 2017
Interview Factory 87, Antony Comino – 2019
« La croisière de l’art », résidence en binôme avec Jean Bonichon – 2020